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Daniel Chartier et Isabelle Décarie
Guide de l'étudiant du cours de Théories et méthodes critiques Programme de lectures critiques
Édition 1999-2000
Université de Montréal
FRA 2000 - Théories et méthodes critiques Premier titulaire du cours (1994-1995, 1995-1996):
Micheline CAMBRON La bibliographie du Programme de lectures critiques a été établie par Micheline CAMBRON, assistée de Daniel CHARTIER. Elle a été modifiée en 1996 par Éric MÉCHOULAN et en 1999 par Lucie BOURASSA. Ce Guide de l'étudiant a été rédigé par Daniel CHARTIER et Isabelle DÉCARIE. © Département d'études françaises, 3e trimestre 1999
Université de Montréal
Téléphone : (514) 343-6787
INTRODUCTION
LOGISTIQUE ET TUTORAT
BIBLIOGRAPHIE
FICHES
ÉVALUATION
ANNEXE I
ANNEXE II
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Ce guide de l'étudiant du cours de Théories et méthodes critiques a été conçu de manière à servir d'aide-mémoire à l'étudiant qui doit préparer le Programme de lectures critiques. On trouvera dans ce guide les objectifs du Programme, un exposé sur sa logistique, des conseils pour la sélection et la lecture des textes au choix, des précisions sur la façon de rédiger les fiches ainsi que des mises au point au sujet des évaluations orale et écrite. Enfin, deux annexes complètent le guide: la première est constituée de la bibliographie du Programme, la seconde du sommaire des recueils de textes. Qu'est-ce que le Programme de lectures critiques? Le Programme de lectures critiques (FRA 2001) est le complément indispensable et obligatoire du cours de Théories et méthodes critiques (FRA 2000). Il comporte un corpus de textes imposés (15 articles ou chapitres de livres) et un corpus de 25 textes que l'étudiant pourra choisir à même une bibliographie sélective d'une centaine de titres, pour la plupart des essais brefs. L'objectif du programme est de favoriser un contact individuel avec les textes critiques. Quels liens existe-t-il entre le Programme et le cours de Théories et méthodes critiques? Quoique le Programme et le cours conduisent chacun à l'obtention de trois crédits et qu'ils fassent l'objet d'une évaluation distincte, ce qui donne lieu à deux notes, ils sont administrativement liés, en ce sens que l'inscription au cours entraîne automatiquement l'inscription au Programme. Par ailleurs, les exposés du professeur du cours Théories et méthodes critiques s'appuient sur les textes obligatoires du Programme. Dans bien des cas, l'étudiant trouvera dans le cours la matière et les explications nécessaires à la compréhension des textes et à la rédaction de ses fiches. De plus, le Programme est complémentaire du cours. Quel est le statut du cours et du Programme dans la structure du baccalauréat spécialisé en études françaises et du majeur en études françaises? La réussite du cours et du Programme est nécessaire à l'obtention du baccalauréat spécialisé ou du majeur. En cas d'échec à l'un ou à l'autre, l'étudiant devra reprendre soit le cours, soit le Programme l'année suivante. Comme ils font l'objet d'évaluations distinctes, il est possible de réussir l'un sans réussir l'autre. Quelle est l'utilité d'un tel Programme? Les étudiants qui ont réussi le Programme s'entendent pour dire qu'il exige un travail soutenu, dont la fécondité ne se dément pas. Le Programme leur permet de mieux maîtriser leur rapport aux théories littéraires et, du coup, de développer leurs capacités à décrire, déchiffrer et apprécier les textes qu'ils désirent étudier. Quoique ce ne soit pas l'objectif premier du Programme, l'étudiant qui envisage de poursuivre un programme d'études supérieures y trouvera matière à l'élaboration de son projet de maîtrise.
Dans son Programme, l'étudiant est soutenu par un tuteur qui lui accorde un appui constant et personnel pour atteindre les objectifs qui doivent l'être au cours de l'année. Le rôle du tuteur n'est pas d'expliquer la matière du cours FRA 2000, mais bien d'aider l'étudiant à comprendre les textes de sa bibliographie, à le guider dans la rédaction de ses fiches et dans l'établissement de liens entre les textes. Il revient au tuteur d'évaluer les examens oraux et les fiches, et d'accorder une note à l'étudiant pour le Programme. Quelle est la logistique du programme? Au cours de la première séance du cours FRA 2000, chacun des cinq tuteurs proposera une plage horaire différente qui correspond à la fois à des rencontres collectives obligatoires en septembre et en octobre, et à des périodes de disponibilité tout au long de l'année. L'étudiant devra à ce moment choisir en fonction de son horaire celui ou celle qui sera son tuteur tout au long du Programme. Lorsqu'il aura choisi son tuteur, l'étudiant sera convié à trois ou quatre séances obligatoires de travaux pratiques. Au cours de ces séances, le tuteur aidera l'étudiant à établir sa liste de lecture, expliquera les modalités du Programme, la manière de rédiger des fiches, etc. Des fiches seront confectionnées en groupe à partir de quelques textes de la bibliographie et de travaux réalisés par les étudiants dans d'autres cours. Comment communiquer avec son tuteur? L'étudiant peut rencontrer son tuteur lors des périodes de disponibilité, qui ont habituellement lieu au local des chargés de cours du Département d'études françaises (C-8028), au 8e étage du pavillon Lionel-Groulx. De façon exceptionnelle, il est aussi possible de prendre rendez-vous en dehors de cette disponibilité. Les tuteurs assistent généralement aux séances du cours FRA 2000. L'étudiant peut aussi laisser un message écrit au secrétariat général du Département auprès de la secrétaire, en lui demandant de déposer le message dans le casier du tuteur. De plus, les étudiants ayant accès au courrier électronique peuvent correspondre avec leur tuteur en écrivant à l'une de ces adresses:
L'étudiant trouvera en Annexe I du présent guide la bibliographie de tous les textes obligatoires et au choix du Programme. En plus des 15 textes obligatoires, l'étudiant devra choisir 25 textes dans la liste des textes au choix qui en comporte une centaine. Les paramètres sont précis: la liste individuelle de lecture doit comporter au moins 5 textes par catégorie; au moins 5 textes longs qui sont identifiés par un [L]; au moins 4 textes traitant d'histoire littéraire, identifiés par un [H]. L'étudiant peut décider de lire tout l'ouvrage dont l'un des chapitres est mentionné en bibliographie, s'il s'agit d'un ensemble de textes signé d'un seul auteur, et il en sera alors tenu compte comme d'un texte long [L]. Comment les textes ont-ils été classés? Les textes ont été regroupés selon quatre grandes interrogations qui sont: «Comment lire un texte?», «Comment décrire un texte?», «Comment comprendre un texte par rapport à d'autres textes?» et «Comment insérer un texte dans un contexte?». Ces interrogations correspondent à la matière du cours FRA 2000. Comment choisir les textes? Au-delà des critères qui lui sont imposés, l'étudiant choisit les textes selon ses intérêts personnels. Puisque la plupart des textes critiques ont pour objet des œuvres d'écrivains connus, l'étudiant aura avantage à choisir ceux qui traitent d'écrivains qu'il connaît déjà. Le Programme est une chance unique de parcourir les grandes interrogations critiques et l'étudiant doit laisser place dans ses choix à la découverte de nouvelles théories et méthodes. En plus des grandes catégories, certains textes peuvent être reliés selon différentes séries. Par exemple, les textes de Poulet et de Spitzer se répondent: ils traitent tous les deux de Marivaux et de La Vie de Marianne. Quant aux textes de Jolles, de Demers et de Gauvin, et de Propp, ils traitent tous du conte. Voici quelques suggestions de séries:
Peut-on changer sa bibliographie? L'étudiant peut changer sa liste de lecture en tout temps, mais il doit communiquer à son tuteur les changements ou lui remettre en fin d'année une bibliographie à jour. Où trouver les textes? Lors du premier cours, on offrira aux étudiants un recueil des textes obligatoires à un prix inférieur à ce qu'il en coûterait pour les photocopier à la bibliothèque. Quant aux textes au choix, on peut les photocopier à même l'un des deux jeux de recueils qui sont déposés à la réserve, au rez-de-chaussée de la Bibliothèque des lettres et sciences humaines (voir le sommaire des recueils en Annexe II). Quelques-uns des textes longs ne font pas partie des recueils. Ils sont soit déposés à la réserve, soit sur les rayons. Par ailleurs, sous réserve d'une entente avec l'Association des étudiants, on trouvera un exemplaire de la plupart des ouvrages dans la bibliothèque du café, Le soulier de satin. Est-il nécessaire de photocopier tous les textes? En théorie, non; en pratique, oui, sauf pour les textes longs. Il est plus facile d'avoir les textes sous la main pour les lire, les annoter, en faire les fiches et les réviser en vue de l'examen final. Le Programme peut aussi s'avérer une bonne occasion de commencer une collection d'ouvrages critiques.
L'étudiant doit rédiger pour chacun des textes de sa bibliographie (obligatoires et au choix) une fiche d'analyse selon le modèle proposé. L'essentiel du travail du Programme est de produire ces fiches dans lesquelles sont consignées les différents éléments se rapportant au texte lu. Les fiches doivent aussi être rédigées de manière à pouvoir servir d'aide-mémoire pour les examens oraux. L'étudiant doit concentrer son attention sur la manière dont a été faite l'analyse qui lui est proposée dans le texte lu plus que sur la matière du texte. Utilité des fiches Les fiches servent: (1) de trace écrite du travail fait sur les textes; (2) de témoignage de l'évolution du travail de l'étudiant pendant huit mois; (3) d'aide-mémoire pour la préparation de l'examen oral; (4) de travail faisant l'objet d'une évaluation pour le Programme. Préparation et présentation des fiches Il est important de dater toutes ses fiches, de manière à permettre au tuteur d'évaluer la progression dans le Programme tout au long de l'année. L'étudiant ne doit pas hésiter à laisser quelques rubriques vides dans ses fiches, quitte à y revenir plus tard. Lors de sa rédaction, l'étudiant n'a pas à respecter l'ordre des éléments proposés, pour autant que cet ordre soit respecté dans la présentation finale de la fiche. La fiche comporte des rubriques où quelques mots suffisent et d'autres pour lesquelles il est nécessaire de rédiger un court texte. Une juste utilisation des marqueurs de relation (liens syntaxiques et logiques) dans la rédaction permet de bien saisir les étapes du raisonnement décrit. Habituellement, les étudiants remettent leurs fiches sur des feuilles de format régulier, dactylographiées sur une page ou deux.
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A) Prémisses du texte critique
B) Visée du texte critique C) Découpage du texte critique (matière) D) Traitement de l'objet (manière)
E) Informations obtenues
F) Concepts ou mots-clés |
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Contenu des fiches
La fiche descriptive comprend six éléments: les prémisses (teneur et nature); la visée; le découpage du texte critique, la description des opérations sur l'objet; une partie plus personnelle dans laquelle on retrouve des informations sur la littérature, un auteur, un genre, etc.; enfin un lexique des concepts utilisés. A) Prémisses du texte critique Une prémisse est un énoncé, explicite ou implicite, qui sous-tend un raisonnement. Sans cet énoncé, le raisonnement perd son sens. Il arrive que certains auteurs donnent les prémisses essentielles à leur analyse dans leur texte, mais dans la plupart des cas elles sont cachées. On peut bien sûr arriver à dégager un grand nombre de prémisses d'un texte. C'est à mesure qu'il avancera dans le Programme que l'étudiant arrivera à choisir parmi toutes ces prémisses celles qui sont les plus pertinentes pour chaque texte. Il remarquera alors que certaines d'entre elles sont fondamentales et que d'autres sont secondaires. Il est normal de consigner dans ses premières fiches un grand nombre de prémisses et de ne témoigner que progressivement d'une maîtrise qui permette d'exercer un choix judicieux. L'une des difficultés qu'éprouvera l'étudiant sera de parvenir à ne pas confondre les parties du raisonnement et les prémisses. Pour les distinguer, on doit se demander si l'énoncé reconnu comme une prémisse sous-tend vraiment le raisonnement, c'est-à-dire s'il est nécessaire au raisonnement, ou s'il en fait partie. 1. Teneur des prémisses Si la prémisse est donnée dans le texte, il faut habituellement la reformuler en un énoncé. Par exemple, dans le texte d'André Brochu, on trouve le passage suivant: «la très grande cohérence de l'œuvre, qui est le signe même de sa réussite». On peut tirer de cet extrait une prémisse qu'on peut énoncer de la manière suivante: «Une œuvre cohérente est une œuvre réussie.» 2. Nature des prémisses L'étudiant doit essayer de décrire la nature de chacune des prémisses qu'il aura relevées. La nature de la prémisse se définit en fonction du degré d'adhésion du lecteur à cette prémisse. Ainsi, il existerait trois natures possibles: a) prémisse de lieu commun, ou enthymème; b) prémisse de convention, ou postulat, ou hypothèse; c) prémisse dogmatique. La prémisse de lieu commun consiste en un énoncé qui relève de l'évidence, un raisonnement qui va de soi à la fois pour l'auteur du texte critique et pour son lecteur. Il y a alors consensus général entre eux. Par exemple, «On peut faire l'analyse d'un texte littéraire» est une prémisse de lieu commun. La prémisse de convention consiste en un énoncé pour lequel l'auteur du texte critique cherche à obtenir l'adhésion du lecteur au moyen d'un consensus momentané. À la fois celui qui écrit et celui qui lit doivent accepter la convention. On reconnaît ce genre de prémisses par des formules telles que: «Il semblerait que...», «Je crois que...», etc. Dans les textes contemporains, il s'agit du type le plus courant de prémisse. La prémisse dogmatique consiste en un énoncé qui instaure une relation d'autorité entre l'auteur et son lecteur. L'auteur ne cherche pas nécessairement à convaincre son lecteur de la valeur de cet énoncé. Il faut que ce dernier accepte d'office la prémisse pour suivre le raisonnement. Par exemple, lorsque Aristote annonce qu'il y a six parties dans la tragédie, il ne cherche pas à en convaincre le lecteur, mais seulement à décrire ces parties. Le lecteur doit accepter, du moins provisoirement, cette division. B) Visée du texte critique Trouver la visée, c'est répondre à la question: «Quel est l'objectif poursuivi par le critique dans ce texte?». C) Découpage du texte critique Le découpage du texte critique s'apparente à un résumé, à la différence qu'il ne s'agit ici que d'identifier, au moyen d'un exposé schématique ou d'une courte rédaction, les parties du texte qu'on vient de lire. D) Traitement de l'objet 1. Découpage de l'objet Dans cette partie, il s'agit de décrire les opérations effectuées par le critique, c'est-à-dire de mettre au jour le protocole d'analyse qu'il a utilisé. Il faut distinguer la description de ces opérations du découpage du texte critique lui-même, qui relève de la partie antérieure. Précédemment, il fallait découper les parties du texte lu; ici, il faut décrire l'opération de découpage de l'objet faite par le critique. Les étapes de ce découpage peuvent être explicites dans le texte, mais pas toujours. L'aire d'analyse comprend l'ensemble des éléments convoqués par le critique avant qu'il ne commence son analyse. On peut imaginer que l'aire d'analyse est constituée de tous les livres que le critique compte utiliser pour son étude et qu'il dépose sur son bureau avant de commencer. Toutefois, il peut arriver, dans le cas des textes dans lesquels le critique cherche à insérer un texte dans un contexte, que l'aire d'analyse soit plus vaste et comprenne aussi des éléments du contexte, comme l'histoire, la société, etc. L'étudiant doit distinguer le texte qu'il lit de l'objet du texte critique. L'objet est ce sur quoi porte le texte critique. Par exemple, pour le texte d'André Brochu, «Thèmes et structures de Bonheur d'occasion», l'objet est le roman Bonheur d'occasion, et plus particulièrement ses thèmes et ses structures. Les éléments pertinents sont les parties de l'objet que l'auteur du texte critique a distinguées et découpées, et qu'il cherchera à utiliser dans son raisonnement. Par exemple, André Brochu a cherché dans le roman de Gabrielle Roy les passages qui se rapportent à certains thèmes communs. Ces passages, qui relèvent d'un thème particulier, constituent les éléments pertinents de son analyse. Le plus petit élément est la plus petite unité utilisée parmi les éléments pertinents. Il peut s'agir d'un phonème, d'une lettre, d'un mot, d'une phrase, d'une description, d'un paragraphe, d'un personnage, d'un chapitre ou même d'une œuvre dans son ensemble. Dans la rubrique concernant les étapes de la segmentation et de la reconfiguration, l'étudiant doit chercher, dans une courte rédaction, à décrire l'ensemble des opérations que l'auteur du texte critique a effectuées sur son objet et la reconfiguration qu'il en propose. Une fois son objet découpé en éléments pertinents, l'auteur assemble ces derniers dans le but d'établir de nouvelles relations logiques. Par exemple, André Brochu reconfigure le texte de Gabrielle Roy en fonction de thèmes secondaires, puis en fonction d'un thème commun. Grosso modo, la segmentation et la reconfiguration correspondent aux opérations nécessaires pour passer de l'aire d'analyse à la visée. 2. Nature des opérations effectuées sur l'objet Après avoir décrit les opérations, l'étudiant doit caractériser le raisonnement et la reconfiguration. Un raisonnement peut se faire de la partie au tout ou du tout à la partie. Lorsqu'il est déductif, le sens du raisonnement part d'une règle, d'une généralité et va vers une réalité particulière. La déduction est un raisonnement qui conclut, à partir d'une règle, à la vérité d'une proposition. Lorsqu'il est inductif, le sens du raisonnement part du concret, de la singularité des objets et remonte vers une règle. L'induction est la généralisation d'une observation ou d'un raisonnement établis à partir de cas singuliers. Par exemple, le raisonnement dans le texte d'André Brochu est inductif, puisqu'il part d'éléments singuliers qu'il regroupe ensuite autour d'un thème plus général. Une reconfiguration paradigmatique cherche à établir de nouvelles relations verticales entre les éléments. Le paradigme est l'ensemble des flexions d'un terme donné comme modèle. Une reconfiguration syntagmatique cherche à établir des relations horizontales entre les éléments. Dans un axe syntagmatique, les termes sont déterminés par les choix qui précèdent ou qui suivent. Par exemple, dans le texte d'André Brochu, la reconfiguration par thèmes relève du paradigme (plusieurs passages constituent les flexions d'un thème particulier). L'analyse des relations entre les mots d'un vers dans un poème relèverait plutôt, elle, d'une reconfiguration syntagmatique. E) Dans la rubrique «Informations obtenues», l'étudiant peut consigner des informations qu'il juge pertinentes et qui se rapportent à l'objet ou à la littérature en général. Si elle est bien rédigée, cette partie peut s'avérer utile lors de la révision des textes avant l'examen final. F) De la même manière, l'étudiant peut noter les concepts ou mots-clés utilisés par l'auteur du texte critique. Il n'est toutefois pas nécessaire de définir l'ensemble de ces concepts.
Critères de l'évaluation Étapes de l'évaluation Selon le calendrier mis en place par le tuteur, l'évaluation du Programme comprend un examen oral portant sur 15 textes et 15 fiches en janvier, la remise de 40 fiches vers le début avril et un examen oral portant sur l'ensemble des textes à la fin avril. L'examen préliminaire vaut 10% (0,43), les fiches 40% (1,72) et l'examen oral 50% (2,15). Nature de l'examen oral Le contenu, le mode et la durée de l'examen oral varient selon chacun des tuteurs et selon chaque étudiant. Pour certains tuteurs, il s'agira d'une conversation libre au cours de laquelle l'étudiant devra démontrer qu'il a développé les aptitudes demandées pour le Programme, pour d'autres, d'une série d'exposés oraux à partir d'un questionnaire écrit remis quelques minutes avant l'examen. Dans tous les cas, l'examen n'est pas évalué comme une performance, mais comme une manifestation de la maîtrise de la matière et du fonctionnement des textes au Programme, ainsi que de la facilité avec laquelle l'étudiant peut composer avec différentes théories critiques. Préparation de l'examen oral La préparation de l'examen dure toute l'année. La lecture des textes, la rédaction des fiches, la compréhension de la matière du cours, la révision des fiches et des textes, la synthèse des caractéristiques communes à certains textes, etc. sont utiles pour bien réussir l'examen final. Il est recommandé d'éviter, autant que possible, de devoir retourner à tous les textes quelques jours avant l'examen final. Il vaut mieux avoir rédigé ses fiches de manière à ce qu'elles puissent aussi servir d'aide-mémoire quelques jours avant l'examen.
TEXTES OBLIGATOIRES BORGÈS, Jorge Luis, «Pierre Ménard, auteur du Quichotte», Fictions, Paris, Gallimard, coll. «Folio», 1983 (1965), p. 41-52.
Comment décrire un texte? ARISTOTE, Poétique, Paris, Les Belles Lettres, 1969, p. 29-75; Paris, Librairie générale française, coll. «Le Livre de poche classique», 1990, p. 99-157. GENETTE, Gérard, «Frontières du récit», Communications, no 8, 1966, p. 152-164 (repris dans Communications, 8. L'analyse structurale du récit, Paris, Seuil, coll. «Points», 1981 (1966), p. 158-169). GREIMAS, Algirdas Julien, «Description et narrativité à propos de "la Ficelle" de Guy de Maupassant», Du sens II. Essais sémiotiques, Paris, Seuil, 1983, p. 135-155. SAUSSURE, Ferdinand de, «Principes généraux», Cours de linguistique générale, Paris, Payot, 1974 (1916), p. 97-140.
Comment lire un texte? BLANCHOT, Maurice, «L'expérience d'Igitur» et «Le regard d'Orphée», L'Espace littéraire, Paris, Gallimard, coll. «Idées», 1955, p. 134-149 et 226-234. DERRIDA, Jacques, «Edmond Jabès et la question du livre», L'Écriture et la différence, Paris, Seuil, coll. «Points», 1967, p. 99-116. FREUD, Sigmund, «L'inquiétante étrangeté», Essais de psychanalyse appliquée, Paris, Gallimard, 1975 (1933), p. 163-210. (N.B. Lire le texte dans cette traduction). STAROBINSKI, Jean, «Le sens de la critique. C. Le progrès de l'interprète», L'Œil vivant II. La relation critique, Paris, Gallimard, 1970, p. 82-169.
Comment comprendre un texte par rapport à d'autres textes? BAKHTINE, Mikhaïl, «Le plurilinguisme dans le roman», Esthétique et théorie du roman, Paris, Gallimard, 1987 (1978), p. 122-151. COMPAGNON, Antoine, «La citation telle qu'en elle-même», La Seconde Main ou le travail de la citation, Paris, Seuil, 1979, p. 13-45. JAUSS, Hans Robert, «L'histoire de la littérature: un défi à la théorie littéraire», Pour une esthétique de la réception, Paris, Gallimard, coll. «Tel», 1978 (1974), p. 21-80.
Comment insérer un texte dans un contexte? BERTRAND, Jean-Pierre, «Enjeux et figurations de la coupe chez Laforgue», Études françaises, 27, 1, «Sociocritique de la poésie», p. 63-74. BOURDIEU, Pierre, «La conquête de l'autonomie», Les Règles de l'art. Genèse et structure du champ littéraire, nouvelle édition revue et corrigée, Paris, Seuil, coll. «Points», 1998 (1992), p. 85-191. CIXOUS, Hélène, «Le rire de la méduse», L'Arc, 61, 1975, p. 39-54. FOUCAULT, Michel, «Représenter», Les Mots et les choses, Paris, Gallimard, 1966, p. 60-86.
TEXTES AU CHOIX Parmi les vingt-cinq textes qu'il retiendra dans sa bibliographie, l'étudiant devra choisir: 1. au moins cinq textes par catégorie; Comment décrire un texte? BARTHES, Roland, «L'effet de réel», Communications, no 11, 1968 (repris dans Littérature et réalité, Paris, Seuil, coll. «Points», 1982, p. 81-90). BARTHES, Roland, «Introduction à l'analyse structurale du récit», Communications, no 8, 1966, p. 1-27 (repris dans Communications, 8. L'analyse structurale du récit, Paris, Seuil, coll. «Points», 1981, p. 7-33). BÉDIER, Joseph, «Réflexion sur la méthode», Les Fabliaux, Paris, Librairie Honoré Champion, 1964 (1893), p. 251-287. [H] BENVENISTE, Émile, «Relations de temps dans le verbe français», Problèmes de linguistique générale, 1, Paris, Gallimard, coll. «Tel», 1966, p. 237-250. CHARLES, Michel, «Ouvertures croisées», Rhétorique de la lecture, Paris, Seuil, coll. «Poétique», 1977, p. 13-78. DEMERS, Jeanne et Lise GAUVIN, «Le conte écrit, une forme savante», Études françaises, vol. 12, nos 1-2, 1976, p. 3-24. DESSONS, Gérard et Henri MESCHONNIC, «Définir le rythme. I. Pourquoi le rythme (extraits)», Traité du rythme. Des vers et des proses, Paris, Dunod, 1998, p. 11-32 et 50-69. ECO, Umberto, «Applications: Un drame bien parisien», Lector in fabula. Le rôle du lecteur ou la coopération interprétative dans les textes narratifs, Paris, Grasset, 1985 (1979), p. 260-298. FONTANIER, Pierre, «Résumé général», dans Les Tropes de César Chesneau Dumarsais, Genève, Slatkine, 1967 (1818), p. 381-443. JAKOBSON, Roman, «"Les chats" de Charles Baudelaire», Huit Questions de poétique, Paris, Seuil, coll. «Points», 1977, p. 163-188. JAUSS, Hans Robert, «Littérature médiévale et théorie des genres», Poétique, no 1, 1970, p. 79-101 (repris dans Théorie des genres, Gérard Genette [éd.], Paris, Seuil, coll. «Points», 1986, p. 37-76). [H] JENNY, Laurent, «L'objet singulier de la stylistique», Littérature, 89, 1993, p. 113-124. JOLLES, André, «Le conte», Formes simples, Paris, Seuil, 1972, p. 173-195. LEJEUNE, Philippe, «Le pacte autobiographique», Poétique, no 14, 1973, p. 137-162. LÉVI-STRAUSS, Claude, «La geste d'Asdiwal», Anthropologie structurale II, Paris, Plon, 1973, p. 175-233. McLUHAN, Marshall, «Première partie», Pour comprendre les médias. Les prolongements technologiques de l'homme, Montréal, HMH, 1972, p. 9-93. PAULHAN, Paul, «Traité des figures ou la rhétorique décryptée», dans Traité des tropes de César Chesneau Dumarsais, Paris, Nouveau Commerce, 1977, p. 269-322. PIAGET, Jean, Le Structuralisme, Paris, P.U.F., coll. «Que sais-je?», 1968, 125 p. [L] PIERCE, Charles S., «Théorie des signes: la sémiotique», Écrits sur le signe, Paris, Seuil, 1978, p. 120-166. PLATON, La République, livre X, Œuvres complètes, tome VII, 2e partie, Paris, Société d'édition «Les Belles Lettres», 1934, p. 83-124. PRINCE, Gerald, «Introduction à l'étude du narrataire», Poétique, no 14, 1973, p. 178-196. PROPP, Vladimir, Morphologie du conte, Paris, Seuil, coll. «Points», 1970 (1929), p. 5-170. [L] RASTIER, François, «Le blanc souci de notre toile», Sens et textualité, Paris, Hachette, 1989, p. 225-244. SEARLE, John R., «Le sens littéral», Sens et expression. Études de théorie des actes du langage, Paris, Éditions de Minuit, 1982 (1979), p. 167-188. TYNIANOV, Iouri, «Préface» et «Le rythme comme facteur constructif du vers», Le Vers lui-même: problème de la langue du vers, Paris, U.G.E., coll. «10/18», 1977, p. 39-80. WEINRICH, Harald, «Monde commenté, monde raconté», Le Temps. Le récit et le commentaire, Paris, Seuil, 1973 (1964), p. 25-65. ZUMTHOR, Paul, «Chant et récit», Essai de poétique médiévale, Paris, Seuil, 1972, p. 286-338.
Comment lire un texte? BACHELARD, Gaston, La Poétique de l'espace, Paris, P.U.F., 1957, p. 1-50 (Introduction et chapitre premier). BLANCHOT, Maurice, «L'œuvre et la parole errante», L'Espace littéraire, Paris, Gallimard, coll. «Idées», 1955, p. 51-98. BRAULT, Jacques, «Sagesse de la poésie», La Poussière du chemin, Montréal, Boréal, 1989, p. 216-229.2 BROCHU, André, «Thèmes et structures de Bonheur d'occasion», L'Instance critique, 1961-1973, Montréal, Leméac, 1974, p. 206-246. CIXOUS, Hélène, «L'auteur en vérité», L'Heure de Clarice Lispector, Paris, Éditions des femmes, 1989, p. 123-168. DELEUZE, Gilles et Félix GUATTARI, Kafka. Pour une littérature mineure, Paris, Éditions de Minuit, 1975, p. 7-50. DIDEROT, Denis, «Éloge de Richardson», Œuvres esthétiques, Paris, Éditions Garnier, 1968, p. 23-48. DILTHEY, Wilhelm, «The Development of Hermeneutics», Selected Writings, Cambridge, Cambridge University Press, 1976 (1900), p. 247-263. DOMENACH, Jean-Marie, «L'infra-tragédie», Le Retour du tragique, Paris, Seuil, 1967, p. 254-278. ÉLIADE, Mircea, Le Sacré et le profane, Paris, Gallimard, 1965 (1957), 186 p. [L] GADAMER, Hans-Georg, «L'ontologie de l'œuvre d'art et sa signification herméneutique», Vérité et méthode. Les grandes lignes d'une herméneutique philosophique, trad. de l'allemand, Paris, Seuil, coll. «L'ordre philosophique», 1976 (1960), p. 27-98. GIRARD, René, «Œdipe et la victime émissaire», La Violence et le sacré, Paris, Bernard Grasset, 1972, p. 102-129. GŒTHE, J. Wilhelm, «Shakespeare à n'en plus finir», Écrits sur l'art, trad. de l'allemand, Paris, Klincksieck, coll. «L'esprit et les formes», 1983 (1815), p. 215-227. HEIDEGGER, Martin, «"...l'homme habite en poète..."», Essais et conférences, trad. de l'allemand, Paris, Gallimard, coll. «Tel», 1958, p. 224-245. HÖLDERLIN, «Remarques sur les traductions de Sophocle», Œuvres, trad. de l'allemand, Paris, Gallimard, coll. «Bibliothèque de la Pléiade», 1967, p. 951-966. KANT, Emmanuel, § 40-60, Critique de la faculté de juger, Paris, Librairie philosophique J. Vrin, 1984 (1790), p. 126-177. KERMODE, Frank, «The End», The Sense of an Ending. Studies in the Theory of Fiction, New York, Oxford University Press, 1967, p. 3-31. KOFMAN, Sarah, Le Respect des femmes, Paris, Galilée, 1982, 150 p. [L] LACAN, Jacques, «La lettre volée», Séminaire, livre II, Paris, Seuil, coll. «Le champ freudien», 1978 (1955), p. 225-240. LUBAC, Henri de, «Le sens spirituel», Histoire et esprit, Paris, Aubier, 1950, p. 139-194. MAN, Paul de, «Literary History and Literary Modernity», Blindness and Insight. Essays in the Rhetoric of Contemporary Criticism, Minneapolis, University of Minnesota Press, coll. «Theory and History of Literature», 1983, p. 142-165. [H] PATOCKA, Jan, «L'écrivain, son "objet"», L'Écrivain, son "objet", Paris, Presses Pocket, 1990, p. 78-100. PLATON, Phèdre, Paris, Flammarion, 1989, p. 140-180. POULET, Georges, Études sur le temps humain, Paris, Plon, 1949-1958 (Introduction du vol. 1 et cinq chapitres au choix parmi les quatre vol.). PROUST, Marcel, «La méthode de Sainte-Beuve», «Sainte-Beuve et Baudelaire» et «Sainte-Beuve et Balzac», Contre Sainte-Beuve, Paris, Gallimard, coll. «Bibliothèque de la Pléiade», 1971, p. 219-232, 243-262 et 263-298. RAYMOND, Marcel, Baroque et renaissance poétique, Paris, Corti, 1955, 172 p. [H] [L] RICHARD, Jean-Pierre, «Avant-propos», «Petite remontée dans un nom-titre», «Casque- Pipe», «Feu rué, feu scintillé», Microlectures, tome I, Paris, Seuil, 1979, p. 7-11, 109-134, 195-203 et 239-255. RICHARD, Jean-Pierre, «Le poète étoilé (Apollinaire)», Microlectures, Paris, Seuil, 1979, p. 149-161. RICŒUR, Paul, «La structure, le mot, l'événement», Esprit, vol. 35, no 5, mai 1967, p. 801-821. ROUSSET, Jean, Leurs yeux se rencontrèrent. La scène de première vue dans le roman, Paris, Corti, 1981, p. 7-67. SARRAUTE, Nathalie, «De Dostoïevski à Kafka», L'Ère du soupçon, Paris, Gallimard, coll. «Idées», 1956, p. 15-66. SPITZER, Léo, «À propos de La Vie de Marianne (lettre à M. Georges Poulet)», Études de style, Paris, Gallimard, 1970, p. 367-3964. STAËL, Germaine de, «Des tragédies de Shakespeare», De l'Allemagne, Paris, Garnier-Flammarion, 1991 (1808-1810), p. 216-228. TROUSSON, Raymond, Thèmes et mythes. Questions de méthode, Bruxelles, Éditions de l'Université libre de Bruxelles, 1981, 144 p. [L] VERNANT, Jean-Pierre, «Ambiguïté et renversement. Sur la structure énigmatique d'Œdipe Roi», Mythe et tragédie en Grèce ancienne, Paris, François Maspero, 1973, p. 99-131. [H]
Comment comprendre un texte par rapport à d'autres textes? AUERBACH, Erich, «La cicatrice d'Ulysse», Mimésis. La représentation de la réalité dans la littérature occidentale, Paris, Gallimard, 1968 (1957), p. 11-34. [H] BEUGNOT, Bernard, «L'atelier textuel», Poétique de Francis Ponge. Le palais diaphane, Paris, P.U.F., 1990, p. 103-133. CALVINO, Italo, «Pourquoi lire les classiques», La Machine littérature, Paris, Seuil, 1984, p. 103-110. CURTIUS, Ernst Robert, «Diderot et Horace», La Littérature européenne et le Moyen Âge latin, Paris, P.U.F., 1956, p. 694-705 [ou] Paris, P.U.F., 1956, vol. 2, p. 453-469. [H] FRIEDRICH, Hugo, «Tradition et culture», Montaigne, Paris, Gallimard, coll. «Tel», 1984 (1968), p. 42-104. FRYE, Northrop, «Des géants dans le temps», Pouvoirs de l'imagination, Montréal, HMH, 1969 (1964), p. 65-88. GENETTE, Gérard, Palimpsestes. La littérature au second degré, Paris, Seuil, coll. «Points», 1982, p. 7-74. KRISTEVA, Julia, «Le texte clos», Semeiotike. Recherches pour une sémanalyse, Paris, Seuil, 1969, p. 113-142. LANSON, Gustave, «L'influence de la philosophie cartésienne sur la littérature française», Études d'histoire littéraire, Paris, Librairie ancienne Honoré Champion, 1929, p. 58-96. [H] MATHIEU-CASTELLANI, Gisèle, «Le mythe du phénix et la poétique de la métamorphose dans le lyrisme néo-pétrarquiste et baroque», Poétiques de la métamorphose, Guy Demerson [éd.], Saint-Étienne, Publications de l'Université de Saint-Étienne, 1981, p. 161-183. [H] MITTERAND, Henri, «Programme et préconstruit génétique: le dossier de L'Assommoir», Essais de critique génétique, Raymonde Debray-Genette [éd.], Paris, Flammarion, 1979, p. 193-226. RIFFATERRE, Michael, «Interprétants», Sémiotique de la poésie, Paris, Seuil, 1983, p. 107-146. STAROBINSKI, Jean, «Les mots sous les mots», To Honor Roman Jakobson, Paris, Mouton, 1967, p. 1906-1917.
Comment insérer un texte dans un contexte? ADORNO, Theodor W., «L'art est-il gai?», Notes sur la littérature, Paris, Flammarion, 1984, p. 429-436. ANGENOT, Marc, «Propagande socialiste et mémoire militante», Littératures (Montréal), n° 11, 1993, p. 5-22. BAKHTINE, Mikhaïl, «Rabelais et l'histoire du rire», L'Œuvre de François Rabelais et la culture populaire au Moyen Âge et sous la Renaissance, Paris, Gallimard, 1982 (1970), p. 69-147. [H] [L] BARTHES, Roland, Mythologies, Paris, Seuil, coll. «Points», 1957, 247p. (Dix textes au choix) BAUDELAIRE, Charles, «Le peintre de la vie moderne», Œuvres complètes, Paris, Robert Laffont, coll. «Bouquins», 1980, p. 790-815. BEAUVOIR, Simone de, «Breton ou la poésie», Le Deuxième Sexe, tome I, Paris, Gallimard, 1949, p. 355-364. BELLEAU, André, Le Romancier fictif. Essai sur la représentation de l'écrivain dans le roman québécois, Sainte-Foy, P.U.Q., 1980, 155 p. 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SOMMAIRE DES RECUEILS5 L'étudiant peut emprunter ces recueils à la réserve de la Bibliothèque des lettres et sciences humaines.
RECUEIL n° 1
RECUEIL n° 2
RECUEIL n° 3
RECUEIL n° 4
RECUEIL n° 5
RECUEIL n° 6
RECUEIL n° 7
RECUEIL n° 8
RECUEIL n° 9 Nouveau cahier 1996-1997
RECUEIL n° 10 Nouveau cahier 1996-1997
RECUEIL n° 11 Nouveau cahier 1996-1997
RECUEIL n° 12 Nouveau cahier 1999-2000
1 L'étudiant peut décider de lire tout l'ouvrage dont l'un des chapitres est mentionné en bibliographie, s'il s'agit d'un ensemble de textes signé d'un seul auteur, et il en sera alors tenu compte comme d'un texte long [L]. 2 Lié au texte «Le regard d'Orphée» de Maurice Blanchot. 3 Lié au «Marivaux» du vol. 2 des Études sur le temps humain de Georges Poulet. 4 Il est préférable d'utiliser l'exemplaire photocopié plutôt que celui de la revue ou du recueil de textes qui contiennent des irrégularités. 5 Les textes longs ne sont pas dans les recueils. Voir la section «Où trouver les textes?». |